Nul ne pouvait cacher sa satisfaction hier à Ouagadougou, après le décollage de "MONKEY I", la première navette spatiale de fabrication africaine. Ce départ, l'aboutissement de quatre ans de travail en plein c½ur du Burkina Faso, est selon le responsable du projet « le symbole de nouvelle puissance économique des pays d'Afrique ». Financée en grande partie par la République centrafricaine et le Mozambique, cette aventure spatiale a néanmoins suscité, lors de sa mise en place, de très vives controverses quant à la qualité des matériaux utilisés. Les parois en polystyrène auraient en effet rapidement montré leur faillibilité lors des tests effectués en pleine savane, de même que la roue hydraulique qui devait à l'origine tenir lieu de propulseur atomique. Tâchant d'y remédier, les techniciens nous confiaient, la veille du départ, avoir résolu tous ces problèmes, et étaient optimistes quant à la résistance de leur révolutionnaire bouclier thermique en terre cuite, qui permettrait aux cosmonautes de sortir vivants de l'atmosphère, le but premier du projet.
Ce matin pourtant, une panique incommensurable régnait sous les tentes en tissu du centre de commandement. A 7h30, soit approximativement 15 minutes après la mise à feu, la découverte d'une vingtaine de bonbonnes à oxygène dans le réfrigérateur mis la puce à l'oreille de l'ingénieur chargé en communication. Une crainte confirmée quelques minutes plus tard par l'émission de cris à travers le poste de radio qui établissait le contact avec la navette, malheureusement brouillé par la tempête de sable sévissant à quelques kilomètres de-là. Néanmoins, peu de doute subsistait quant à l'absence ou non de réserves d'air à bord de Monkey I.
Immédiatement placée sur le pied de guerre, les ingénieurs ont expressément réclamé un magnétoscope afin de permettre le visionnage d'Apollo 13 et de divers documentaires sur le crash de la navette Columbia. Les spécialistes émettent désormais des réserves sur la quantité de nourriture présente à bord mais ont formellement démenti la présence d'un anaconda géant dans le cockpit, et ce en dépit des bruits de strangulations évidents lors des transmissions radio. Quant au bouclier thermique, les experts sont formels: il a littéralement explosé 13 secondes après la mise à feu.
Le monde retient donc son souffle, autant que les astronautes qui, sans réserves, doivent faire face à une durée de survie d'approximativement 45 minutes dans l'espace. Le grand marabout du village doit dans les prochaines minutes arriver au centre de commandement pour mettre au point une stratégie de rapatriement sur Terre, et tous les espoirs sont par conséquent permis.
Mitzva
Ce matin pourtant, une panique incommensurable régnait sous les tentes en tissu du centre de commandement. A 7h30, soit approximativement 15 minutes après la mise à feu, la découverte d'une vingtaine de bonbonnes à oxygène dans le réfrigérateur mis la puce à l'oreille de l'ingénieur chargé en communication. Une crainte confirmée quelques minutes plus tard par l'émission de cris à travers le poste de radio qui établissait le contact avec la navette, malheureusement brouillé par la tempête de sable sévissant à quelques kilomètres de-là. Néanmoins, peu de doute subsistait quant à l'absence ou non de réserves d'air à bord de Monkey I.
Immédiatement placée sur le pied de guerre, les ingénieurs ont expressément réclamé un magnétoscope afin de permettre le visionnage d'Apollo 13 et de divers documentaires sur le crash de la navette Columbia. Les spécialistes émettent désormais des réserves sur la quantité de nourriture présente à bord mais ont formellement démenti la présence d'un anaconda géant dans le cockpit, et ce en dépit des bruits de strangulations évidents lors des transmissions radio. Quant au bouclier thermique, les experts sont formels: il a littéralement explosé 13 secondes après la mise à feu.
Le monde retient donc son souffle, autant que les astronautes qui, sans réserves, doivent faire face à une durée de survie d'approximativement 45 minutes dans l'espace. Le grand marabout du village doit dans les prochaines minutes arriver au centre de commandement pour mettre au point une stratégie de rapatriement sur Terre, et tous les espoirs sont par conséquent permis.
Mitzva

